Isaac Newton
Il a laissé plus de pages d'alchimie et de théologie que de physique. Elles sont restées cachées deux siècles.
| Dates | 1642–1727 |
|---|---|
| Qualité | Mathématicien, physicien, alchimiste |
| Aire | Cambridge, Londres |
Les Principia (1687) fondent la mécanique. Ce n'est pas discuté et n'a pas à l'être ici.
Ce qui l'est moins : Newton a consacré des décennies à l'alchimie et à l'exégèse biblique, laissant environ un million de mots sur chacun de ces sujets. Ses papiers, jugés « of no scientific value » par Cambridge, sont vendus aux enchères en 1936 ; Keynes en rachète une partie et écrit que Newton fut « le dernier des magiciens », non le premier des savants.
Ces manuscrits sont aujourd'hui édités et consultables en ligne. Ils ne retirent rien à la mécanique : ils rappellent que la frontière que nous traçons entre science et occultisme n'existait pas dans la tête de l'homme qui a écrit les deux.