Émeraude
La pierre dont une table imaginaire porte le texte le plus cité de toute l'alchimie.
| Composition | Béryl vert — Be₃Al₂Si₆O₁₈ coloré au chrome ou au vanadium |
|---|---|
| Aire | Colombie, Zambie, Égypte (mines de Cléopâtre) |
| Toxicité | Sans toxicité connue |
Les émeraudes sont presque toujours fissurées : leur formation géologique exclut les cristaux parfaits. L'huilage des fissures est une pratique ancienne et admise, à condition d'être déclarée.
Les mines de Haute-Égypte, dites de Cléopâtre, sont exploitées depuis l'époque ptolémaïque. Les gisements colombiens, connus des Muiscas, ont inondé le marché européen après la conquête.
La Table d'émeraude, texte d'une vingtaine de lignes attribué à Hermès et contenant la formule « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », n'a jamais existé comme objet. Elle apparaît en arabe vers le IXe siècle, dans un traité attribué à Balinas. La bibliothèque du fonds en porte la notice.