Les Mots, la mort, les sorts
La sorcellerie dans la France des années 1970, par une ethnologue qui a dû être prise dedans pour la comprendre.
| Auteur allégué | Jeanne Favret-Saada |
|---|---|
| Auteur ou milieu réel | Jeanne Favret-Saada (née en 1934) |
| Attribution | Attribution assurée |
| Datation | 1977 |
| Langue | Français |
| Lieu | Bocage mayennais |
| Cote | ETH-008 |
Favret-Saada enquête dans le bocage de l'Ouest et découvre qu'on ne lui parlera pas tant qu'elle restera extérieure : dans ce système, il n'existe pas de position neutre. On est ensorcelé, désorcelleur, ou l'on n'est rien — et elle finit par être prise pour une désorceleuse.
Sa thèse : la sorcellerie n'est pas une croyance mais un usage de la parole, une manière de dire une crise — de famille, de ferme, de corps — que rien d'autre ne permet de formuler. Le sort nomme un rapport de force et fournit une issue.
C'est le meilleur antidote disponible à l'exotisme : cela se passait en France, il y a cinquante ans.